Lancement de la 16e édition du Prix Littéraire du 2e roman

Depuis 16 ans, Lecture en Tête décerne le Prix Littéraire du 2e roman à un.e écrivain.e repéré.e dès son premier roman, pour sa qualité littéraire, la promesse d'une œuvre en devenir. 


Le Prix sera remis au lauréat lors du Festival du Premier Roman et des Littératures Contemporaines du 1er au 4 avril 2027 (programmation en cours)

Logo Prix du 2ème roman

 

Agenda du Prix : 

  • Le 12 septembre prochain, débutera cette nouvelle édition avec la rencontre des lecteurs jurés et la distribution des 15 deuxièmes romans en lice. 
  • Le samedi 30 janvier 2027 à 15 h au Théâtre de Laval aura lieu l'annonce publique du lauréat du Prix Littéraire du 2e roman 2027 en présence de l'autrice Carole Martinez, présidente du prix, et des membres du jury.



 

L'annonce sera suivie d'une table ronde intitulée "Peut -on tout écrire?" avec le jury d'auteurs : Yahia Belaskri, Sorj Chalandon et Carole Martinez, et modérée par Margot Doucet.


Les écrivains interrogent nos sociétés en racontant des histoires, confrontant des points de vue et des sensibilités toujours différents. La multiplicité de ces voix est à l’image du monde : complexe et impossible à circonscrire. Précieuse et fragile aussi, face à la tentation d’une pensée unique, autoritaire, qu’imposerait l’uniformisation du monde. Dans ce contexte, les écrivains craignent ils les critiques voire la censure ? Peuvent-ils tout écrire ?

En partenariat avec la librairie du Marais 
durée : 1 h
entrée libre et gratuite

15 romans en lice pour cette nouvelle édition

pour
non
Image
Les maîtres du sol
Les maîtres du sol
(Liana Levi, 2026)

Les maîtres du sol

Ce n’est qu’un petit village de pêcheurs sur le golfe de Guinée, à la fin du XVe siècle. Pourtant les Portugais l’ont choisi pour rejoindre l’Afrique sub-saharienne et s’y installer. La stupéfaction des villageois est immense car la peau de ces hommes, venus chercher de l’or, est translucide, et leur langue indéchiffrable. Petit à petit, sous la pression des « diables blancs », les anciennes croyances vacillent, les règles ancestrales s’effacent. Tout change, mais pas l’usage qui impose de se débarrasser des enfants nés malformés, comme la petite Efua. Pourtant un homme mystérieux, qu’on appelle « l’étranger », s’intéresse à fillette. Est-ce un esclave, un prince, un guerrier ? Lui-même ne le sait pas, il a perdu la mémoire, mais une prophétie lui a indiqué que cette petite fille pourrait l’éclairer sur son identité. Il va donc s’en emparer et entreprendre avec elle un long voyage jusqu’à Tombouctou, dont il serait originaire. Là-bas aussi, certains remettent en question les croyances anciennes. Éblouis par le savoir des Arabes, ils veulent imposer dans le puissant Empire songhaï la religion d’Allah arrivée d’Orient. Là-bas, l’étranger et la petite Efua seront pris dans un combat qui les dépasse...

pour
non
Image
Paysages voraces
Paysages voraces
(La Contre-Allée, 2026)

Paysages voraces

Marir Tomé est historienne. Elle vit dans une société bâtie sur la crainte de « l’Être », une créature prédatrice mi-végétale, mi-animale. Pour s’en protéger, il faut prendre le jaune, une substance qui rend les chairs toxiques, mais qui a de lourdes conséquences sur la santé. Lorsque Marir émet l’hypothèse que le jaune n’a pas toujours été consommé et qu’une vie a existé sans lui, elle s’attire les foudres d’une partie de la population et du gouvernement. Sicane, son amante, se trouve alors embarquée malgré elle dans la polémique, tout comme les collègues de Marir, universitaires en quête de vérité.
Paysages voraces est un roman foisonnant d’inventivité, dont les interrogations font écho à des réflexions contemporaines : questions de genres et d’assignations sociales, de croyances, de rapport au travail et d’inégalités sociales, de violences sexuelles…

pour
non
Image
Les sangs bleus
Les sangs bleus
(Grasset, 2026)

Les sangs bleus

Un déjeuner de famille, à Prague, un jour de soleil d’hiver givré. 
D’un côté, un frère et une sœur, jeunes adultes, et leur mère qui les a suppliés d’honorer ce voyage chez ses parents, loin de Paris et de leurs vies, pour acclamer leur oncle nommé au gouvernement. Leur père, auvergnat et artiste, est mort quelques mois plus tôt. Sa belle-famille l’a toujours rejeté parce qu’il n’avait pas leur sang bleu. De l’autre, la famille aristocratique  : un grand-père fier de lui, une grand-mère rigide et glaciale, un oncle ivre de son pouvoir.
Unité de temps, une après-midi  ; de lieu, la demeure traversée par les domestiques et les cris d’un homme enfermé au sous-sol ; d’action  ; un repas qui donnera raison à l’adage d’après lequel la vengeance est un plat qui se mange froid.
Le déjeuner nous est rapporté par deux voix en alternance. Celle de la sœur qui commente pour elle les remarques assassines de sa grand-mère, les cris de l’homme enfermé à la cave (le second frère de sa mère, malade mental maintenu sous camisole chimique), et l’arrivée de son oncle, qui l’a violée des années plus tôt. Celle du frère qui se souvient des humiliations qu’a subies leur père, et qui, pour le venger, se met à voler des objets autour de lui  : un peu de vaisselle, un tableau, un couteau… L’horloge tourne et peu à peu le réel se déforme : la sœur voit des jeunes filles rôder autour de la bâtisse et entend leurs récits (histoires de bûchés et de chasse aux jeunes filles)  ; la rage du frère enfle  ; des coups de feu suivent les cris.
Dans ce texte court et brutal, porté par une langue de cristal fine et tranchante, Sara Bourre explore les silences des familles et fait monter la tension jusqu’à faire éclater le vernis des convenances. Bientôt la neige du parc sera tâchée de sang. Un deuxième roman éblouissant, comme un soleil givré.

pour
non
Image
Petit fruit
Petit fruit
(Gallimard, 2026)

Petit fruit

Une femme dont le ventre reste vide, un mari qui ne trouve pas les mots pour la rassurer, un inconnu qui frappe à la porte et s’immisce entre eux. La rencontre de trois solitudes, quelque part, dans une ferme. Ici, on glane des prunelles en attendant le petit fruit dans la chair, on jette ses peurs au feu, on peint pour se parler.
Dans ce deuxième roman, Marion Fayolle évoque le désir d’enfant avec une délicatesse qui n’élude pas le chagrin. Elle écrit comme on rêve, avec des images, des sensations et des symboles. Elle invente un monde où l’on transforme ce dont les autres ne veulent pas, où les amours déteignent et où la poésie se cueille à même le sauvage.

pour
non
Image
Une toute petite fissure
Une toute petite fissure
(Quartier libre, 2026)

Une toute petite fissure

Fissure (n.f.) : fente étroite, petite ouverture longitudinale. Ou : point faible dans ce qui devrait former un tout cohérent, solide, homogène. 
Lola et Malo ont vingt-sept ans et ils s’aiment follement. Un jour de juin, de mer et de forêt qui craque, la hanche de Lola se casse sans raison apparente. Une toute petite fissure, à travers laquelle s’immisce, peu à peu, une lumière nouvelle sur leur histoire d’amour. Avec ce roman bouleversant, Claire Griois nous plonge dans le récit d’une passion, qui est aussi celui d’un abandon.

pour
non
Image
L'enfouissement
L'enfouissement
(Inculte, 2026)

L'enfouissement

En apparence, c'est simple. Il y a Joseph Plouche, un menuisier raté qui s'obstine à construire des meubles insolites en recyclant des déchets ramassés çà et là. Il y a Ita Kroyn, femme d'un ouvrier travaillant sur un chantier d'enfouissement. Il y a surtout, omniprésent et volatil, un désir inassouvi qui les traverse, le sentiment d'une vie qui cherche à se perpétuer en dépit de tous les obstacles. Mais bien sûr, ce n'est pas aussi simple, car il est prévu qu'à Etrenon, où vivent Joseph et Ita, soient enterrés des déchets nucléaires qui resteront radioactifs pendant cent mille ans - pas vraiment le genre d'héritage qu'on souhaite transmettre à la postérité. 
Comment laisser une trace - un enfant ? - dans un monde sans avenir, figé dans les convenances, dont les faibles révoltes ne sont pas entendues, un monde dont les entrailles sont condamnées à une extrême toxicité ? Suffit-il d'aimer, de vouloir, de faire confiance ? Mais dans ce roman aussi léger qu'intense, il n'y a pas que des déchets qui sont enfouis, loin de là. 
L'Enfouissement, sous ses dehors fantasques, travaille la matière hautement explosive des secrets et des pulsions, et traque jusque dans ses moindres recoins la possibilité d'une étincelle.

pour
non
Image
Odessa des oiseaux
Odessa des oiseaux
(La Contre-Allée, 2026)

Odessa des oiseaux

Une femme armée d’un fusil, sur une terrasse, doit prendre une décision.
Cette femme, c’est Odessa, qui nous entraîne dans le fil de ses pensées : une enfance dans la ville de Saint-Nazaire, entre la Soucoupe et les Chantiers, aux côtés de son frère Sasha, à qui elle voue une admiration sans borne ; une adolescence en marge et la quête d’un avenir ; et puis cet appel : la Louisiane, pour témoigner, documenter la violence – climatique et politique – de l’ouragan Katrina.
Qu’est-ce que l’effondrement du vivant et le changement climatique provoquent dans sa chair, dans son corps ? Comment cela s’inscrit-il intimement, loin des constats et des chiffres ? Comment cela s’incarne-t-il concrètement pour elle qui y est si sensible ? 
Au récit d’Odessa se mêle la voix de Sasha qui, avec ses dessins et ses poèmes, offre la perspective d’un ailleurs. Odessa y cherchera de la force pour ce qu’elle a à accomplir.

pour
non
Image
A voix haute
A voix haute
(L'Olivier, 2026)

A voix haute

Elle a vingt ans et veut devenir actrice. Après avoir grandi en France, elle retourne en Russie chez son grand-père, pour entrer à l’École du Théâtre National de Moscou. Mais à l’École comme dans sa famille, quelque chose résiste. Pendant qu’on répète Les Trois Sœurs de Tchekhov, la réélection de Vladimir Poutine déclenche des manifestations. Le soir, le grand-père commente les informations. Sa petite-fille l’interroge sur le passé. En guise de réponse, il pose parfois sous ses yeux une photo, un vêtement, une pièce de monnaie qui a appartenu à l’arrière-arrière-grand-père. Voilà, c’est à toi. Des objets qui vont se transformer en éléments d’enquête.
Quels secrets cachent les photos de l’album vert ? Pourquoi ne faut-il pas parler près de la porte d’entrée ? Pour découvrir ce qu’on ne lui dit pas, la narratrice devra apprendre à écouter les silences et à poser des questions, à voix haute.
Dans ce roman extraordinaire, voyage au bout de la mémoire, Polina Panassenko plonge dans l’héritage d’un pays, mettant au jour des vies brisées par le Goulag et la peur qui se transmet d’une génération à l’autre. Un pays dans lequel subsiste, malgré tout, l’espoir de liberté et de justice.

pour
non
Image
Les habitantes
Les habitantes
(Minuit, 2026)

Les habitantes

L’histoire se déroule entre la fin du printemps et celle de l’été, dans un hameau et ses alentours, au cœur de collines couvertes de forêts, de champs et de routes. Emily vit seule avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère. C’est là qu’elle a grandi, quand son père est parti fonder une nouvelle famille. Elle y mène une existence en marge, rythmée par les promenades rituelles, les baignades à l’étang, le travail chez Aude dans la ferme voisine. Un jour, des lettres arrivent, lui signifiant la mise en vente imminente de la maison.

Dans Les Habitantes, chiennes, hirondelles, abeilles, héron, peuplier tremble, champs de chanvres, qu’ils agissent ou non sur les événements de l’histoire, occupent le même plan que les personnages et participent à leur quête.

pour
non
Image
Brûle bleu
Brûle bleu
(Christian Bourgois, 2026)

Brûle bleu

Silas vit et travaille à l’Auberge de l’Écu depuis toujours. Lui et ses semblables aident Roland, l’aubergiste, à tenir le lieu pour que les voyageurs qui passent par l’Écu y dépensent lestement leurs bourses. Chaque jour, invariablement, Silas plie les draps, passe le balai, se rend au lavoir, plume les volailles, broie les épices, et recommence. Il existe pour cela, uniquement, car c’est ainsi qu’il a été créé.
Mais un matin, Silas s’interroge. Sur son corps bleu. Sur son statut de créature. Sur l’origine des choses et leurs conséquences. Il n’en tire aucune conclusion, seulement d’autres questions, encore, qui pleuvent comme les amandes sur les plats des jours de fête. À force de questions, Silas est pris de vertiges ; il ne suit plus tout à fait le déroulement normal de ses journées, arraché à sa stricte routine par un trop plein de bruits, d’odeurs, de couleurs, de sensations.
Et puis arrive à l’auberge le sieur Octave de Gorrevod, chevalier sans terres en mission. Sa liberté, sa verve, son avide curiosité devient pour Silas le catalyseur de sa révolution intérieure. Alors, autour de lui, le monde s’ordonne et s’embrase, le confrontant au brûlant désir de vivre et d’aimer.

pour
non
Image
Chiens de rizières
Chiens de rizières
(Phébus, 2026)

Chiens de rizières

À La Plantation, bar de Saigon où végète chaque jour la même bande d’habitués, Mỹ est sur toutes les lèvres. Il a suffi qu’elle y fasse irruption, fraîchement extirpée d’un appartement-bordel par l’association du quartier, pour que les hommes s’agglutinent au comptoir et plaquent leur désir sur elle. Aujourd’hui, on raconte volontiers que Mỹ n’est pas une victime de trafic, plutôt une manipulatrice qui a su profiter de la naïveté d’un expatrié pour le dépouiller. Une expédition s’organise par le fleuve afin de la retrouver.
Chiens de rizières nous plonge dans les eaux du delta et les marges de Saigon, parmi les filles trafiquées, les laissés-pour-compte et les paumés décidés à rebattre les cartes de leurs vies. Sans oublier ceux qui se saisissent de ces proies. 

pour
non
Image
Un léger soupçon d'innocence
Un léger soupçon d'innocence
(Le Rocher, 2026)

Un léger soupçon d'innocence

Cliché numéro 1 : « On ressemble à une famille heureuse, une famille de surfeurs qui entasse les planches dans le vieux combi Volkswagen et part affronter d'un même élan la houle. » Pourtant, au coeur du printemps 1994, alors qu'il n'a que 17 ans, Bixente est arrêté brutalement par un commando antiterroriste et séquestré plusieurs jours, soupçonné de liens avec l'ETA. S'agit-il d'une erreur judiciaire ? Pourquoi son meilleur ami Val n'est-il pas libéré en même temps ? Sa petite amie l'a-t-elle trahi ? En qui peut-il avoir confiance ?
Cliché numéro 2, cliché numéro 3... Le narrateur tourne les pages de l'album de famille. 
Écrasé par la suspicion, Bixente a le sentiment de perdre pied et décide de mener sa propre enquête. Des non-dits, des drames, des deuils ressurgissent. Mais que révèle une photo ? Que prouve-t-elle ? La vérité ? 
Dans ce récit, Vincent Quivy interroge la mémoire, le soupçon et la frontière trouble entre innocence et culpabilité à l'âge où l'on devient adulte.

 
pour
non
Image
Lady Diana, ma mère et moi
Lady Diana, ma mère et moi
(Seuil, 2026)

Lady Diana, ma mère et moi

Eté 1997. Tandis que Lady Diana s'affiche avec son amant sur la Côte d'Azur, sous l’œil du monde entier, Cindy Mastriani, mère célibataire, rêve d'une autre vie. Fantasque et fragile, elle cultive une troublante ressemblance avec la Princesse, jusqu'à s'y perdre. Quand elle rencontre un riche Espagnol vivant sur un yacht dans le port de Nice, tout s'emballe. Cindy entraîne sa fille Rebecca dans une existence royale fantasmée : amours au soleil, élans de charité, traque par les paparazzis. Chacun joue son rôle. Et Rebecca nourrit le rêve de sa mère en devenant l'enfant cachée de la couronne d'Angleterre. Mais à la fin du mois d'août, la mort de Lady Diana dans un tunnel parisien vient brutalement briser leur illusion.
Avec humour et tendresse, Laura Tinard signe une fable très contemporaine et tend un miroir à notre monde actuel, dont elle révèle l'obsession pour l'image et la célébrité.

pour
non
Image
Baobab
Baobab
(Le passeur, 2026)

Baobab

Mélanie vit à Paris avec sa fille Blanche, six ans. Un matin d'hiver, l'enfant découvre un sac de graines de baobab oublié dans un placard et décide de les planter. Lorsque l'une d'elles germe, leur quotidien se dérègle peu à peu. Tandis que Blanche adopte l'arbre comme confident et se met en tête de le replanter sur sa terre d'origine, des voix et des souvenirs longtemps enfouis reviennent en mémoire à Mélanie. Son enfance en Afrique, sa nounou sénégalaise disparue, le maraboutage autour de la naissance de sa fille... À mesure que la pousse grandit, Mélanie est emportée dans une quête intime qui l'amène à revisiter son histoire et celle des pays où elle a grandi. Introspection morcelée, dialogue avec les fantômes, incursions dans la grande histoire, Baobab explore nos racines invisibles et les silences à l'oeuvre dans la construction de nos récits identitaires.

pour
non
Image
Princesse
Princesse
(Seuil, 2026)

Princesse

Cadre supérieure d’une entreprise d’agro-alimentaire, Barbara Lis est une femme sans histoire, jusqu’au jour où elle reçoit, pour son anniversaire, un lapin. Le jour même, un plombier polonais mélancolique croise sa route. Coup de foudre. Ils partent s’installer dans le village natal de Pawel, de l’autre côté de l’Europe. Là, des culs-bénits aux voisins plus ou moins bienveillants, chacun scrute le ventre de la Française en espérant un heureux événement. Mais dans la maison flambant neuve du couple il n’y a que le lapin qui grossit.
Sous l’étau des normes, des rumeurs et des fantasmes, cette petite société va déborder, provoquant un électrochoc mondial.