- (Le Rouergue, 2026)Ce qui se joue
© Carly Steinbrunn - Le Rouergue(Le Rouergue, 2026)Ce qui se jouenonImage
Le Fatum, un mystérieux virus qui s’attaque au langage et provoque l’aphasie, se répand dans la société. Les enseignants sont les premiers frappés. Pour les pouvoirs publics, il y a urgence à enrayer la progression de l’épidémie et à comprendre ce qui se joue particulièrement à l’école. Reverdy, fonctionnaire attaché au cabinet de la ministre, est donc envoyé en observation dans la classe de Monia Boukary, bouillonnante enseignante d’un lycée, berceau du patient zéro.
Dans ce texte éblouissant, plein d’humour et de panache, qui joue de toutes les ressources de l’écriture, passant de la prose à la poésie, du roman au théâtre, Caroline Hinault met au cœur de son intrigue la puissance protéiforme du langage. Dans quel monde vivrons-nous si nous ne possédons pas les mots pour le dire, l’imaginer et le comprendre ? Comment se saisir soi-même et construire son rapport à l’autre sans langage ? Quels seront nos liens si nous cessons de tenir parole et détruisons le sens des mots ?
Sur ces enjeux brûlants, Caroline Hinault nous emporte avec jubilation dans un roman dont on sort plus éclairé et plus fort.Caroline Hinault a publié Solak (Le Rouergue, 2021), Prix Québec-France Marie-Claire Blais 2023, In Carna (Le Rouergue, 2022), Traverser les forêts (Le Rouergue, 2024), Prix Littéraire de la Porte Dorée 2025, et Ce qui se joue (Le Rouergue, 2026).
* 2022 : invitée au Festival du Premier Roman et des Littératures Contemporaines pour son premier roman Solak
* 2025 : sélection Prix Littéraire du 2e roman pour Traverser les forêts
* 2027 : invitée dans le cadre de la saison littéraire pour Ce qui se jouenonImage
Traverser les forêts(Le Rouergue, 2024)Traverser les forêts
Plus d'infos
Trois femmes, une forêt.
La forêt c’est la dernière forêt primaire d’Europe, aux confins de la Pologne. Un sanctuaire sauvage peuplé d’une grande faune disparue ailleurs.
C’est là que vit Véra, journaliste biélorusse exilée depuis le printemps au milieu des arbres et des bêtes.
C’est là qu’est revenue s’installer Nina, elle qui a rêvé que sa beauté lui ouvrirait les portes de l’Occident mais qui, remâchant ses illusions perdues, occupe avec son fils l’ancienne maison forestière de ses parents.
C’est là, enfin, dans cette « zone rouge » où patrouillent désormais les militaires, qu’Alma tente de franchir la frontière.
Sans qu’elles le sachent, la forêt va entremêler le destin de ces trois femmes. Mais comment traverser ce labyrinthe ? Quelle direction prendre ?
Caroline Hinault signe ici, sur les traces de la Divine Comédie de Dante, un magnifique deuxième roman inspiré d’événements ayant eu lieu à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie à l’automne 2021. Ses trois héroïnes, plongées au cœur de la forêt primaire, y explorent chacune une part de nos peurs et de nos désirs les plus profonds, et la façon dont le langage peut chercher à se faire contre-frontière poétique.nonImage
In carna(Le Rouergue, 2022)In carna
Plus d'infos
Être enceinte. Raconter l’expérience particulière d’une incarnation aux sens multiples, mais aussi restituer les ambivalences et les différentes périodes de cette transformation, des premiers jours silencieux et secrets au climax de l’accouchement. Inventer un langage pour dire ce temps où le corps est singulier autant que pluriel. Où il est également l'enjeu d'innombrables tentatives d'appropriations – culturelles, sociales, religieuses, politiques.
Dans une approche résolument féministe, Caroline Hinault témoigne de l’une des expériences les plus universellement partagées et paradoxalement demeurée un point aveugle de la littérature. Elle dit aussi les luttes à l’œuvre pour accéder à un parentage égalitaire, et interroge la façon dont les femmes peuvent penser et se réapproprier leur singularité biologique pour mieux combattre l’instrume ntalisation et l’essentialisation dont elles sont encore très souvent l’objet.
Ces récits de grossesse, émus, sensibles et bouleversants, nous rappellent que le corps dans lequel nous habitons et vivons le monde est un lieu aussi politique que poétique, et que les mutations qu'il vit, dont la grossesse n'est pas des moindres, méritent d'être saisies en tant que fait culturel au carrefour de nombreux rapports de pouvoir.nonImage
Solak(Le Rouergue, 2021)Solak
Plus d'infos
Solak est une base militaire au nord du cercle polaire. Au cœur de cette immensité déserte, glacée et hostile où règnent l’isolement, le froid et la nuit, quatre hommes doivent y partager un hiver interminable. Il y a Grizzly, un scientifique, Roq et Piotr, deux militaires au passé trouble, et la nouvelle recrue, un jeune soldat énigmatique et muet, arrivé pour remplacer Igor qui a mis fin à ses jours. Sa présence exacerbe la violence latente qui existait déjà au sein du groupe…
Solak est un huis clos saisissant, une tragédie puissante et oppressante qui interroge notre part d’animalité.
Ici, il y a qu’un seul mot-roi je lui disais. S’adapter. S’adapter ou mourir, y a pas d’entre-deux. Il y a le jour et la nuit, faut pas chercher à exister dans les interstices.